Haro sur Parcoursup !

Etudiants de sciences en Sorbonne vers 1900

Dans le contexte du mouvement lycéen et étudiants de ces jours-ci, on parle beaucoup de Parcoursup, la plateforme qui gère les candidatures des bacheliers pour l’accès aux différentes filières de l’enseignement supérieur.

Algorithme opaque, machine à créer de la frustration, traumatisant pour les candidats et les familles, instrument de sélection qui ne dirait pas son nom, Parcoursup est voué au gémonies par une grand nombre de ceux qui s’y sont frotté de près ou de loin.

Mais beaucoup de choses inexactes ou imprécises ont été dites à propos de cet outil.

L’objet de ce billet est, comme d’habitude, de regarder les données factuelles relatives à l’accès au supérieur et surtout les inputs : les vœux des candidats et les places offertes par les établissements.

C’est une analyse des chiffres publiés par le ministère, filière par filière : Comment se répartit l’offre ? Y-a-t-il assez de places ? Dans quelles filières ? Où vont les préférences des candidats ? Existe-t-il des effets géographiques ? Quelles disciplines sont les plus en tension ? Est-il réaliste d’ouvrir les vannes ? Quid de la sélection ?

Et quel que soit le devenir de Parcoursup : suppression, remplacement, modification…, ces chiffres sont structurels et ne changeront pas d’un claquement de doigts. Quelle que soit la réponse choisie par les pouvoirs publics, elle devra en tenir compte.

Et pour conclure je vous livrerai quelques réflexions personnelles sur la question.

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